Près de quatre mois après la fin de la Coupe du monde, les Black Stars attendent encore la prime de 50.000 dollars promise après leur parcours jusqu’aux quarts de finale de l’épreuve. La Bank of Ghana, chargée des versements, traîne les pieds et cela vire au déballage médiatique. Explications.
On croyait le Ghana et sa gouvernance sportive rationnelle à l’abri de tels déballages ; on se trompait : près de quatre mois après la fin de la Coupe du monde, les Black Stars attendent encore la prime de 50.000 dollars promise après leur parcours jusqu’aux quarts de finale de l’épreuve en Afrique du Sud. L’affaire a pris un tour nouveau mercredi, quand la Bank of Ghana, chargée par ministère des Sports de procéder aux versements, a demandé publiquement aux joueurs de produire des numéros de compte sur des banques étrangères. Le motif ? L’institution financière aurait pour principe de ne pas effectuer de versement supérieurs à 10.000 dollars en liquide. Et demanderait donc de pouvoir régler les primes par virement électronique ou encore par chéques de banque, contrairement à l’habitude. Dans un communiqué de presse repris ce mercredi par les journaux du pays, la Bank of Ghana dit s’être ouverte de la question auprès du ministère et attendre une réponse de ce dernier.
Le mois dernier, les joueurs, déjà préoccupés par le retard de paiement, avaient reçu la visite du vice-ministre des Sports. Ce dernier leur avait fait la promesse qu’ils percevraient leur dû « la semaine prochaine ». Fin août, des menaces de grèves s’étaient faites jour. Elles avaient été désamorcées après le paiement rapide des primes de victoire après le succès de la sélection sur le Swaziland lors de la première journée des éliminatoires de la CAN Orange 2012.
P.J (Rédaction Football365/FootSud)