Le président de la Confédération africaine de football (CAF), Issa Hayatou, exclut tout geste de clémence envers le Togo, privé des deux prochaines CAN. Le Camerounais persiste et signe : en Angola, les Eperviers ont fauté.
A la lecture des propos du président de la Confédération africaine de football (CAF), Issa Hayatou, le Togo, exclu des deux prochaines CAN, n’a pas à espérer le moindre geste de clémence. Le Camerounais persiste et signe : en Angola, les Eperviers ont fauté. « Les Togolais sont venus par la route, sans prévenir, a-t-il déclaré au Figaro. Le règlement leur donnait l'obligation de venir par avion. Nous leur avons fourni 30 billets pour cela. Le matin de l'embuscade, nous avions les plans de vols de toutes les équipes, sauf le leur. La sécurité était totale dans la ville de Cabinda. L'attaque a eu lieu dans la brousse. »
Le patron de la CAF reconnaît avoir perdu la bataille de la communication, parce qu’il n’a pas cherché à polémiquer avec le chef de l’Etat togolais, même si, selon lui, son institution a fait ce qu’il fallait faire dans ce type de circonstance. Par ailleurs, l’homme fort du football africain a reconnu que jamais il n’avait envisagé de reporter la CAN. Motif invoqué : les engagements et les devoirs de la Confédération vis-à-vis des partenaires économiques.
« Nous ne pouvons pas gérer la CAF sur des bases émotionnelles, poursuit Hayatou. On nous dit : "Vous avez raison, mais il y a eu deux morts." Trois matchs ont sauté avec le retrait du Togo. Nous avons des sponsors et des télévisions qui ont signé des contrats pour un certain nombre de rencontres. Ils auraient pu nous demander des comptes pour le préjudice. » Les coéquipiers d’Adebayor et tous les Togolais apprécieront la délicatesse de la comparaison.
F.C (Rédaction Football365/FootSud)