Son avenir avec le Mena national du Niger ?
Je rentre dans 24 heures en France, où je reprends mes activités professionnelles. Mon avenir, si vous le permettez, on en parlera plus tard… Quel que soit mon avenir, je regarderai les résultats du Niger avec intérêt et affection.
Une troisième défaite…
C’est un match très difficile à analyser. Quand je vois tous les joueurs dont dispose le Maroc, c’est très inquiétant pour l’équipe d’en face. Aujourd’hui, c’est un troisième match en sept jours. On a fait le maximum avec nos qualités et nos limites pour leur poser des problèmes. Ce match était fait pour terminer cette CAN Avec élégance et dignité. Je vais maintenant voir avec curiosité si une des équipes qualifiées va au bout. Je ne serais pas étonné.
Le bilan global du Niger ?
Mon bilan professionnel, avec un bilan individuel et collectif de chacun, sera fait dès ce soir. Ce ne sera pas forcément la vérité. Mais ce sera mon bilan. Vous aviez pronostiqué le Niger quatrième, vous aviez raison. Par contre, vous vous étiez trompé sur le Maroc. On a essayé de faire une petite blague à Eric Gerets. Cela n’a pas marché. Nous avons beaucoup de qualités, mais encore des progrès à faire pour être au niveau des autres équipes du groupe. Des progrès ont en partie été faits durant cette CAN. Mais en partie seulement. On aura beaucoup appris de ces trois matches... Il y avait la possibilité de mieux faire. Même si l’objectif de faire une CAN honorable a été atteint.
Le poids de la défaite initiale contre le Gabon ?
Je répète que le match contre le Gabon nous a fait très mal. C’est le match qui nous a compliqué la vie d’emblée. Avec trois blessures, dont le petit Kalala, qui est un joueur d’avenir. Je pensais qu’il pourrait être une révélation de cette CAN. Malheureusement, cela n’a pas été le cas.
Un regret ?
Je pense que dans l’ensemble, nous étions bien préparés. Le tirage au sort nous a donné un groupe compliqué. Je reste persuadé que l’objectif de faire bonne figure a été atteint. Mais nous avons la possibilité de mieux faire. Cette équipe du Gabon est devenue redoutable à la suite de notre match. Je pense que nous n’avons pas compris la difficulté qui nous attendait contre le Gabon. Si on se rappelle des 30 premières minutes du Gabon contre le Niger, ou les Gabonais sont contractés par l’enjeu, je regrette que nous n’aillons rien fait pour les faire douter. Ce match a plus été perdu par les Nigériens que gagné par les Gabonais. Cette timidité, je la constate et je la déplore.
Vos impressions générales sur la CAN ?
C’est pas la première fois que je viens en Afrique. J’y suis venu plusieurs fois, au Maghreb, au Cameroun, au Sénégal, au Togo, etc.). Mais c’est vrai que je suis venu accompagner une équipe qualifiée pour la première fois de son existence. J’étais très fier de l’avoir fait, de leur avoir donné les conseils qui me semblaient indispensables. J’ai fait avec le maximum de professionnalisme.
Propos retranscrits à Libreville par Patrick Juillard (Rédaction Football365/FootSud)