Samuel Eto’o n’a pas marqué cette fois en finale de la Ligue des Champions contre le Bayern de Munich (2-0), abandonnant ce rôle à l’Argentin Diego Milito, mais il rafle son troisième titre continental en quatre ans.
En changeant de club en juillet dernier, Samuel Eto'o ne se doutait certainement pas qu’il allait gagner au change. Le Lion Indomptable avait rejoint le champion d’Italie en traînant un peu les pieds. Il était déçu de constater que le club catalan, qu’il avait marqué de son talent et de sa forte empreinte, n’ait pas cherché à le retenir. Pire encore, le FC Barcelone a paru pressé de s’en séparer. Eto’o avait traîné les pieds, mais c’était avant de rencontrer l’entraîneur José Mourinho, le faiseur de miracle, la machine à gagner les titres.
Certes, avec l’Inter, l’attaquant camerounais marque un peu moins de buts qu’en Espagne, mais il participe beaucoup plus au jeu de son équipe et a appris à maîtriser les rudiments de la participation aux taches défensives. Samuel est désormais un joueur moderne, capable de se fondre dans un collectif quand le jeu et les circonstances l’exigent. Mais il n’a pas perdu pour autant ses qualités individuelles. Comme il a pu le prouver à maintes reprises cette saison dans le Championnat d’Italie et lors de certains matches européens. Pour que l’année 2010 soit définitivement magnifique, il ne lui reste plus qu’à réussir sa Coupe du monde avec les Lions Indomptables. Après, il pourra presque dormir sur ses lauriers.
Fayçal Chehat (Rédaction Football365/FootSud)