Les puissants projecteurs de la Coupe du monde se sont éteints. Les six représentants du football africain ont retrouvé leur pain quotidien fait essentiellement de compétitions continentales. Dans quel état, avec quels moyens et quelles ambitions le football de ces mondialistes aborde-t-il cette nouvelle étape ? Aujourd’hui, la Côte d’Ivoire.
Son Mondial
La Côte d’Ivoire n’a finalement pas survécu au groupe de la mort. Après avoir agréablement surpris face au Portugal (0-0), un match qu’ils auraient pu gagner, les Eléphants ont trop respecté le Brésil (1-3). Un peu à l’image des Ghanéens en 2006. Le succès logique contre une faible équipe de Corée du Nord (3-0) n’aura pas servi à grand chose. Sauf à raviver les regrets et à marquer un point de plus (4) que leur premier Mondial en Allemagne. Maigre consolation pour une génération talentueuse mais mentalement friable.
Le sort du sélectionneur
Sven-Göran Eriksson était un pigiste royalement payé. Sans remettre en cause son savoir-faire, il lui était impossible d’apporter des changements radicaux en deux ou trois mois. Si les tractations perdurent entre la Fédération et le Suédois, tout le monde doute que la Côte d’Ivoire ait vraiment les moyens financiers de le retenir sur une longue période. La leçon de la préparation du Mondial ne semble pas avoir été retenue, puisque Abidjan attend toujours la nomination du nouveau sélectionneur. À un mois du début des éliminatoires de la CAN Orange 2012, les choses deviennent urgentes.
Le programme de la sélection
Contrairement au Cameroun, la Côte d’Ivoire n’a pas un standing a conserver – l’équipe n’a rien gagné depuis 1992 – mais un palmarès à construire. Les coéquipiers de Didier Drogba n’auront pas à trop gamberger. Dans dix-huit mois, ils pourront à nouveau concourir (pour la dernière fois ?) au titre de numéro un africain. Mais avant, ils devront sortir d’un groupe composé du Bénin, du Rwanda et du Burundi. Une mission largement dans leurs cordes.
Le classement FIFA
Avant le Mondial : 27ème. Après le Mondial : 26ème. Différence : Progression d'une place.
Les clubs en Coupe d’Afrique
L’ASEC Mimosas a remporté la Ligue des champions en 1998 et avait succédé au Stade d’Abidjan vainqueur en…1966. Cela ne fait pas beaucoup pour un football au potentiel incommensurable. Toutefois, le club du président Roger Ouegnin a eu le mérite de se qualifier régulièrement pour les phases de poules (7 fois depuis 1999) et a même réussi à atteindre deux fois le dernier carré (2002 et 2006). Le rôle de la Côte d’Ivoire dans la Coupe de la Confédération est encore moins marquant avec une seule victoire (Stella Club d’Adjamé en 1993), trois demi-finales entre 1999 et 2002 et puis c’est tout.
Les résultats en 2010
En Ligue des Champions : Les deux représentants ivoiriens ont été éliminés en seizièmes de finale. Si l’ASEC Mimosas a résisté aux Zambiens de Zanaco (1-1, 0-1), l’Africa Sports a sombré face aux Soudanais d’Al Hilal Omdurman (1-4, 1-4).
En Coupe de la Confédération : Mauvaise pioche également dans cette compétition. Le Séwé Sport a été éliminé au second tour par le Stade Malien (0-2, 2-0, 4 tab à 3), alors qu’Issia Wazi n’a pas franchi le barrage imposé par les Nigériens de l’AS FAN (0-2, 2-1).
Fayçal Chehat (Rédaction Football365/FootSud)