Idrissa, le Mali va jouer les quarts de finale. Quelles sont vos ambitions maintenant que le premier objectif est atteint ?
Le plus dur était déjà de nous qualifier dans cette poule. Nous n’avions pas réussi à le faire lors des deux dernières CAN. C’est donc une grosse satisfaction. Maintenant, on va jouer le pays organisateur. Ce n’est pas facile, mais on n’a rien à perdre. La pression est sur le Gabon, qui joue à la maison, pas sur nous. On va essayer d’en profiter.
L’équipe du Mali compte un grand nombre de joueurs évoluant en Europe. Vous qui jouez en Tunisie, comment transmettez-vous votre vécu africain à vos coéquipiers ?
C’est vrai que de jouer au Gabon, en Afrique noire, cela fait un gros changement pour les « Français » (Franco-Maliens, NDLR) de l’équipe. Par rapport à ce qu’ils connaissent en Europe, cela n’a rien à voir. En Europe, le jeu est plus technique, plus posé. Le football africain, c’est plus de physique et d’engagement. J’insiste donc sur ce point…
Vous avez remporté la Ligue des Champions africaine avec l’Espérance de Tunis. Vous espérez allonger encore votre palmarès ici ?
C’est une grande fierté pour moi d’avoir gagné cette Coupe avec l’Espérance. Au sein de l’Espérance de Tunis, il y a six joueurs de la sélection tunisienne. Je peux vous dire que cette équipe sera redoutable si on tombe sur elle.
Patrick Juillard, à Libreville (Rédaction Football365/FootSud)