« La première chose c'est que j’avais hâte que ça se termine. C’est une CAN difficile pour nous et on a l’impression que c’est la même chose à chaque fois. On est mal rentrés dans le match. On a pris un but, on égalise. A la mi-temps, j’ai demandé aux joueurs de mettre le ballon devant pour ne pas prendre de risques derrière. Tout le monde a voulu nous mettre un habit de favori que j’ai refusé. Pour moi, cette équipe ne peut pas être favorite devant la Côte d’ivoire et le Ghana. Elle n’a pas de vécu. Le point positif, c’est qu’on a tout vu, toutes les facettes d’une CAN. C’est une jeune équipe qui a eu une forte charge émotionnelle. »
Son avenir
« Moi je n’essaye de convaincre personne. J’essaye de faire mon boulot. J’ai commencé il y a deux ans avec cette équipe et elle ne peut pas être nulle du jour au lendemain. J’ai la ferme volonté de continuer. J’ai des employeurs, et ce sera à eux de décider. Il faut prendre du recul pour analyser. Ce qui s’est passé est la responsabilité de l’entraîneur que je suis. Je veux plus m’appuyer sur des recommandations. Il faut analyser, apprécier, corriger et continuer. Notre erreur ce serait de taper sur Paul ou Pierre. Il y a des choses à corriger et l’erreur est humaine. Ce n’est pas avec Mourinho, Capello ou Ferguson que nous allons gagner forcément. C’est clair, je ne démissionnerai pas. J’ai une envie folle de continuer. Désormais c’est dans la tête de tout le monde de savoir pourquoi on ne marque pas. Je me le demande. Une équipe qui ne joue pas ne se crée pas d’occasions. Nous jouons bien. En quatre matches de préparation, on a eu 50 occasions pour 4 buts. C’est pour cela que j’ai essayé à chaque fois de corriger les erreurs »
Maraboutages ?
(Rires) Vous savez, tout le monde est là et a vu cette équipe. Cette équipe-là ne peut pas devenir nulle come ça. J’ai vu mon peuple dans des causes communes s’unir. Il y a des choses que je ne dirais pas ici, une fois à la maison, on en parlera.
Propos retranscrits par Aubay à Bata (Rédaction Football365/FootSud)