Hocine, pouvez-vous confirmer le départ d’Adel Chedli et les circonstances de celui-ci ?
Oui. Adel est parti. Il nous l’a confirmé à tous avant la rencontre face au Gabon, hier soir à Franceville. Il a dit devant tout le monde qu’il ne se sentait pas bien, qu’il éprouvait un certain malaise, et que, par respect pour le groupe, il préférait quitter la sélection. Il a parlé avec le cœur et fait preuve de franchise. On est un peu déçus, bien sûr, car on sait ce qu’Adel peut apporter. Je ne vais pas approuver ou désapprouver, mais j’ai une pensée pour lui. Adel, c’est un bon gars. Il a joué cartes sur table. On doit le respecter pour cela.
Une dépêche AFP affirme qu’Adel Chedli a été mis en tribune et exclu du groupe pour « manque de respect ». Est-ce le cas ?
Non. C’est Adel lui-même qui a demandé à être placé en tribune et nous a annoncé sa décision de partir, car il ne se sentait plus à l’aise.
Vous saviez qu’Adel Chedli n’était pas satisfait de son temps de jeu. Pensiez-vous que cela irait jusque là ?
Non. J’étais au courant de son malaise. Il y a aussi des choses qui se passent en dehors du foot dans sa vie. Adel est quelqu’un d’intelligent. S’il a choisi de faire ça, c’est qu’il a bien réfléchi.
Ce départ peut-il nuire à l'harmonie du groupe ?
Tout le monde sait que l’ambiance entre nous est bonne. Je ne pense donc pas que cela puisse porter préjudice. Maintenant, par rapport à Adel, il y aura des répercussions. Il a une grosse notoriété au pays. Cela va faire parler. Il y aura des gens avec lui et d’autres contre lui.
Comment le sélectionneur a-t-il pris ce départ ?
Il a constaté les choses et a pris acte. Il a un groupe à gérer, un quart de finale à préparer, il préfère regarder devant lui.
Propos recueillis par Patrick Juillard, à Libreville (Rédaction Football365/FootSud)