Mardi 12 janvier 2010
Ça a été dur de trouver le sommeil pour chacun d’entre nous. On a essayé d’oublier et puis on a eu entraînement cet après-midi. Un entraînement axé sur la récupération, avec du footing, des petits jeux. Comme c’était à 16h, on en a profité pour bien dormir le matin. Après un match, il faut que l’adrénaline redescende. Donc j’ai dormi jusqu’à 10h-10h30.
La presse algérienne est objective. Il n’y pas de contradictions. Ça fait partie du jeu, on accepte la critique. On est passé à côté de notre match, on le reconnaît, mais il ne faut pas tout remettre en cause. On a quand même fait de bonnes choses jusque-là. On apprend, on va essayer de rebondir. Il y d’autres matchs derrière donc il va falloir se remobiliser. Avant ce match, on était des Dieux et puis là… Ça fait partie du jeu, mais c’est dommage. C’était un non-match de notre part et il n’y a pas grand-chose d’autre à rajouter. On n’a pas été solidaires comme on l’est d’habitude. Il faudra rectifier le tir dès jeudi.
On n’a pas reparlé du match. On se penche plus sur le match à venir. Il va y avoir un peu de vidéo pour revoir un peu le match et puis après il faudra se concentrer sur celui qui arrive, parce que c’est le plus important.
On regarde aussi les autres matchs, bien sûr. Il y a de belles équipes. Tout le monde pensait que la Côte d’Ivoire allait gagner, mais le Burkina Faso a fait son match et a réussi à tenir en échec les Ivoiriens. Là, je suis en train de regarder Mozambique-Bénin et le Mozambique joue très bien. C’est une équipe qu’on connaît très peu. On en discutait et on disait qu’il n’y avait plus de petites équipes en Afrique. Le football africain a beaucoup évolué. Tout le monde peut battre tout le monde. En rentrant de l’entraînement, j’ai vu la deuxième mi-temps d’Egypte-Nigéria. Les Egyptiens n’ont rien à envier à la Côte d’Ivoire ou au Ghana. Ils sont vraiment bons, ils ont un collectif bien huilé. Ça reste l’une des meilleures équipes d’Afrique. Ils ont une belle équipe, ils le prouvent. Menés 1-0, ils n’ont pas été perturbés et ils ont continué à jouer. De notre côté, il faut qu’on retrouve nos principes de base, ceux qui ont fait notre force.
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