Vendredi 15 janvier 2010
Nous avons eu repos toute la matinée et décrassage dans l’après-midi. Un entraînement axé sur de la récupération, des jeux et de la course. Les Maliens sont arrivés alors qu’ils ne nous restaient plus que quelques minutes d’entraînement, mais je n’étais pas au courant que les deux équipes avaient demandé le même terrain à la même heure. Nous, on n’était pas au courant de ça. On nous dit qu’il y a entraînement à 17h00, on va à l’entraînement à 17h00. Sans savoir à quelle heure s’entraîne le Mali ou la Côte d’Ivoire. Ça c’est le problème des organisateurs de la CAN, c’est à eux de gérer ça.
Psychologiquement, ça va beaucoup mieux car nous avons fait un bon match contre le Mali. Nous avons eu une belle réaction et nous avons retrouvé nos valeurs et nos principes, chose qui nous tenait à cœur, donc c’est bien pour le moral. Il faudra confirmer ça lundi contre l’Angola. Ça va être un gros match, un peu une petite finale. Pour faire de nouveau un bon match, il faudra bien récupérer. Avec du recul, je peux vous dire aujourd’hui que nous n’avons pas douté après la défaite contre le Malawi. Mais comme la veille du match, nous avions fait une belle séance avec de l’intensité, du rythme et du beau jeu, nous pensions mieux faire. Mais après cette défaite d’entrée, nous savions que nous étions dos au mur et qu’il fallait faire un gros match. C’est bien, nous avons fait ce qu’il fallait, nous avons rectifié le tir.
Après ces deux matchs, je peux vraiment vous dire aujourd’hui que c’est beaucoup mieux de jouer à 17h00 qu’à 15h00. Il y a une énorme différence, et nous l’avons vraiment ressentie. Quand tu dois enchaîner les courses, répéter les efforts, il n’y a pas photo. Maintenant que nous avons joué aux deux horaires et que nous avons pu comparer, je peux vous dire que la différence est énorme. Contre le Malawi, nous avons vraiment souffert, nous n’étions vraiment pas bien, il faut le dire. Certains joueurs ont eu mal à la tête pendant le match, d’autres ne se sentaient pas bien le soir quand on est rentré à l’hôtel. C’était vraiment un horaire traître pour nous. Mais ce n’est pas plus mal, ça nous servira de leçon. Et maintenant, on regarde devant, plus derrière.
Dans l’équipe, il y a des joueurs qui mettent plus l’ambiance que d’autres. Djamel Abdoun met une belle ambiance, Hameur Bouazza, qui joue à Blackpool, aussi. Il y a un bon groupe franchement, on rigole bien ensemble, c’est important. Après, Djamel et Hameur ne sont pas les deux seuls chambreurs de l’équipe, il y en a d’autres. Ça dépend du moment, du contexte aussi, c’est à tour de rôle en fait (rires). Il y a des joueurs qui chambrent, d’autres qui rigolent quand les autres chambrent, c’est vraiment bon enfant. Et toujours dans la bonne humeur, c’est cool. Là, je vais finir de regarder le match Ghana-Côte d’Ivoire. La Côte d’Ivoire est au-dessus du lot dans ce groupe et je suis surpris car dans cette équipe du Ghana, il y a beaucoup de joueurs que je ne connaissais pas. Il y a beaucoup de jeunes, j’ai l’impression. C’est plus jeune qu’avant. Je regarde ça et après je vais mater un petit film avant de dormir. « Neuilly sa mère » c’était marrant, j’ai bien rigolé. A demain.