Lundi 18 janvier 2010
Cette qualification est une satisfaction. C’est ce que nous nous étions fixé au départ. Nous avons connu un début très difficile, tout le monde nous est tombé dessus, mais nous avons réussi à faire front. Nous sommes super contents et, ce soir, nous pouvons savourer tranquillement. Notre premier match, il faut l’effacer et vite l’oublier pour ne pas recommettre les mêmes erreurs à l’avenir. Contre l’Angola, je pense que nous aurions pu l’emporter au vu des occasions que nous avons eues. Notamment en première mi-temps, c’était pas mal. Après, en deuxième mi-temps, étant donné les circonstances de l’autre match, nous avons surtout temporisé. Nous avons davantage géré et joué en professionnel. Nous avons eu la conservation du ballon et nous avons été bons. Maintenant, nous nous sommes encore créés des occasions, mais il faut que nous soyons plus réalistes, car nous ne marquons pas beaucoup. Mais nous sommes sur la bonne voie, il faut continuer ainsi car il y a de bonnes choses et nous pouvons prétendre à faire des résultats.
A la mi-temps, nous nous sommes informés du score entre le Mali et le Malawi, c’était plus fort que nous. Sachant que nous étions à 0-0, nous voulions être prévenus et savoir ce qui se passait à côté, même si au départ nous nous étions fixé la gagne. Nous voulions jouer le coup à fond et ça s’est bien vu car même en début de deuxième mi-temps, nous nous sommes créés une situation super dangereuse. Nous avons continué à jouer encore un peu avant de temporiser un peu plus. En fait, nous avons commencé à gérer à partir du milieu de la deuxième mi-temps. En plus, il faisait chaud, il y avait ce terrain et les organismes commençaient à souffrir. Il ne fallait pas faire de fautes bêtes car nous n’étions pas à l’abri d’un contre, d’une mauvaise passe ou d’un coup-franc. N’importe quelle équipe aurait géré le match de la même manière. Nous avons fait tourner, nous ne nous sommes pas précipités. Les conditions et les résultats ont fait qu’il fallait gagner comme ça, et voilà. Dans ces vingt dernières minutes, il fallait faire preuve de maturité et être intelligent. Sur le coup-franc de l’Angolais (Ndlr : Juamana) à cinq minutes de la fin, mon cœur s’est stoppé pendant quelques secondes (rires). Nous avons eu peur. Heureusement que ça s’est bien terminé, ce sont les aléas du foot.
Nous sommes conscients qu’en arrivant jusqu’en quarts, nous allions forcément tomber sur un gros calibre. Nous avons un peu de temps pour récupérer et bien préparer notre quart de finale. Que ce soit contre la Côte d’Ivoire ou le Burkina, ce sera un beau match. Demain, nous avons décrassage et après-demain, nous déménagerons. Nous allons à Cabinda. Nous prendrons l’avion mercredi pour prendre nos quartiers là-bas et ensuite faire la reconnaissance du stade et des lieux. A demain.