Jeudi 21 janvier 2010
Ce matin, nous avons eu repos. Nous nous sommes entraînés cette après-midi, à 16h00. Nous avons encore beaucoup travaillé la finition devant le but, avec des ateliers de frappes et de centres. Il y a eu beaucoup de buts de marqués, des beaux buts même. Maintenant, ce n’est que l’entraînement, ce serait bien de concrétiser ce travail en match. Là, nous sommes chacun dans nos chambres et on prépare nos affaires car, demain, c’est le départ. On mange à midi, on part de l’hôtel demain en début d’après-midi, et nous avons notre vol pour Cabinda à 14h30. Là, on entre vraiment dans ce quart de finale contre la Côte d’Ivoire. Depuis que je suis en sélection, je n’ai jamais joué contre les Ivoiriens, ça sera une première, avec tout ce que cela sous-entend. Sur le papier, la Côte d’Ivoire est le plus gros pays en Afrique, avec de très bonnes individualités qui jouent dans les meilleurs clubs d’Europe. Mais sur un match tout est possible. Comme hier, nous avons fait une bonne séance d’entraînement aujourd’hui, avec beaucoup d’envie.
Demain, nous allons découvrir Cabinda. En début de soirée, nous allons nous entraîner sur la pelouse sur laquelle nous allons jouer notre quart de finale. Ça va nous permettre de faire connaissance avec le stade et de prendre tout de suite nos repères. Je n’ai parlé de Cabinda avec aucun joueur présent là-bas. De toute façon, nous sommes dans notre petit cocon, nous parlons entre nous et ça suffit. Quoi qu’il arrive, ça reste un terrain. Luanda restera un bon souvenir pour nous en tout cas, c’est clair. Nous avons joué tous nos matchs ici. Et, comme je l’ai dit plusieurs fois dans cette chronique depuis le début de la CAN, le côté vraiment pratique c’était ce centre d’entraînement situé quasiment dans notre hôtel, à cinq minutes. Nous n’avons pas eu besoin de faire de la route ou d’aller loin, tout était à côté. En plus, nous étions dans un hôtel très correct où nous mangions bien et où nous nous sentions bien, donc c’est forcément un petit pincement au cœur d’en partir. Mais c’est comme ça, il faut tourner la page et partir pour jouer ce quart de finale.
Cette qualification est le fruit de tout le travail d’une équipe et d’un staff. C’est une belle chose car on reste sur la même dynamique. Après notre qualification pour la Coupe du Monde, on peut voir que nous sommes toujours en course en Coupe d’Afrique. Aujourd’hui, les équipes nous respectent un peu plus. Nous avons notre propre football, nos principes et nos valeurs. Et nous jouons avec ces forces et ces armes. Maintenant, nous ce qui nous préoccupe vraiment c’est le terrain. Car, quoi qu’il arrive, nous sommes des mondialistes. Donc les gens et la presse vont être plus exigeants. Nous le savions, nous nous y étions préparés. Mais il faut prendre le recul nécessaire, peser le pour et le contre et ne se focaliser que sur le terrain, car nous savons qu’il y aura des coups de moins bien. Ce soir, je vais continuer à ranger mes affaires, je vais regarder un peu la télé et je vais me coucher tôt. A demain.