L’insupportable Jordan Ayew




Au moment où il renonce à la sélection ghanéenne pour se concentrer sur sa réussite à l’OM, Jordan Ayew s’illustre encore et toujours par ses écarts de comportement. Au point de devenir l’un des joueurs le plus détestés du public et d’agacer jusqu’à son propre staff.  

Cet été, son nom avait circulé du côté de l’OGC Nice. Mais Jordan Ayew était finalement resté à Marseille. A l’époque, le staff du club azuréen avait renoncé, en raison de ses doutes quant à la mentalité du jeune attaquant. Les faits n’ont depuis cessé de donner raison à Claude Puel et à ses adjoints. S’il a indéniablement du talent, le cadet de la fratrie Ayew s’illustre aussi et surtout par ses mauvais réflexes. Le 8eme de finale de Coupe de France entre le PSG et l’OM en a offert une énième illustration, ce mercredi soir. A peine entré en jeu, le Ghanéen – qui effectuait son retour après une suspension pour avoir pété les plombs à Evian – s’est accroché avec David Beckham. Après que les deux hommes aient chuté suite à un duel, le Marseillais a collé une droite à son adversaire parisien. Lequel l’a ensuite défié du regard tout en se recoiffant, avec une classe toute « beckhamienne ».




Miraculeusement épargné par l’arbitre de la rencontre (au contraire de l’Anglais) malgré le début d’échauffourée qui s’ensuivit, Jordan Ayew (21 ans) a déclenché l’ire de la twittosphère. Et le mécontentement de son staff. Invité de RMC, Franck Passi a évoqué le « cas ». « On connait un autre Jordan que les autres personnes », a assuré l’entraîneur adjoint de l’OM, avant d’ajouter avec un sens prononcé de l’euphémisme « C’est un vrai joueur de foot, avec d’énormes qualités. Par moment, il est un peu nerveux sur le terrain. Là, il revenait après une suspension. Il aurait voulu montrer et peut-être démarrer. Et parfois ça se traduit par un peu d’énervement. »

Il faut bien que jeunesse se passe : tel est en substance le message distillé en haut lieu par le club olympien au sujet de l’attaquant dont l’impulsivité confine souvent à l’imbécilité. « C’est un jeune joueur, il va falloir que la maturité vienne rapidement pour qu’il puisse démontrer ses qualités de footballeur. A chaque fois qu’il y a un incident, on continue d’en parler. Il est évident qu’on ne peut pas le lâcher vu son potentiel », plaide Franck Passi, avant de lancer un appel à l’aide implicite à l’autorité parentale : « Moi, je connais bien son père, Abedi. J’imagine que son père n’est pas fier de ce qu’il voit. Je pense qu’on arrivera à ce qu’il ait assez de maturité pour se contrôler. »

A l’heure où Jordan Ayew annonce sa décision (conjointe avec son grand frère André) de mettre sa carrière internationale entre parenthèses pour, dit-il, se concentrer sur sa réussite en club, l’intéressé comprendra-t-il que celle-ci passse par un autre comportement ? Il serait temps, s’il ne souhaite pas conforter de manière irréversible son statut de tête à claques préférée de tous les supporters de l’Hexagone…